Le marché chinois s’ouvre et tous les acteurs veulent y être présents. La concurrence y est donc forte, une erreur stratégique au départ peut s’avérer très coûteuse.
Beaucoup savent que répliquer à l’identique le modèle mis en œuvre sur les marchés d’origine n’est souvent pas la meilleure approche. L’environnement local, tel que réglementations, habitudes de consommation, langue et culture, concurrence locale, pratique des affaires doivent être pris en considération. Mais jusqu'à quel point faut-il procéder à cette adaptation (sinisation), la question n’est pas facile :
- Trop peu de flexibilité et l’offre ne s’adapte pas au marché, les acteurs locaux perçoivent
la marque comme manquant de compréhension des spécificités chinoises,
- Trop de liberté et la synergie des opérations avec les autres marchés se perd. Le marché
chinois devient trop atypique, perdant sa cohérence avec les valeurs fondamentales de la
marque.
Les facteurs humains sont également primordiaux. Une stratégie nécessitera toujours qu’un nombre significatif d’intervenants chinois y adhère et contribue à son succès (clients, distributeurs, employés, .... ).Une stratégie brillante ne réussira pas si elle n’est pas supportée activement par les personnes-clé et les partenaires sur le terrain.
La Chine offre des opportunités par son bas coût de main d’œuvre et de sourcing. Ceci peut ouvrir la voie à des modes opératoires qui ne seraient pas rentables dans d’autres pays. Le projet Chine doit être conçu en prenant en compte ces facteurs locaux.
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